Les Randos de Fred & Paul

GRP 127 : Archennes → Wavre (22 km) - octobre 2018

Info : pour effectuer cette étape, nous avons pris le train entre les gares de Wavre et d'Archennes (600 m hors GR).

Il est un peu plus de 10 h lorsque nous commençons, à la gare d’Archennes, cette étape. Afin de rejoindre le tracé du GRP 127, nous devons emprunter la rue de Florival sur 600 mètres. Étymologiquement, Archennes vient du latin arcania qui signifie « digue ».

Nous retrouvons le balisage près de l'église Saints-Pierre-et-Paul ; de style néogothique, elle a été reconstruite en 1863 sur l'emplacement d'une ancienne église dédiée à Saint-Pierre. L'édifice conserve des reliques de saint Ghislain provenant de l'abbaye de Florival, toute proche.

Archennes, église Saints-Pierre-et-Paul

Au-delà de l’église, nous suivons brièvement la rue des Moulins et pénétrons, à droite, dans la propriété du CPAS de Grez-Doiceau. Cet ancien hospice « le home de Coullemont » a été érigé, en 1892, sur la volonté du baron de Coullemont.

Celui-ci demanda, par disposition testamentaire, qu'une importante part de ses biens serve à soulager les personnes âgées sans ressources. Situé dans un parc de deux hectares, ce très vaste bâtiment de deux étages, aux ailes symétriques, fut donc une maison de retraite jusqu’en 1984.

Archennes, home Coullemont

Nous longeons les bâtiments et quittons la propriété en passant sous un petit porche. Nous empruntons, à nouveau, la rue des Moulins sur 350 mètres et tournons ensuite à gauche. Par la rue du Bois Gibet, un chemin de terre passant au milieu des champs, nous rejoignons la chaussée de Wavre, à proximité d’un rond-point.

En suivant cette route, nous arrivons à la N25 que nous traversons prudemment. De l’autre côté, nous prenons, sur 450 mètres, la voie bétonnée qui longe la grand-route. Le tracé jaune et rouge se poursuit sur un chemin campagnard en direction de Grez.

GRP 127 entre Archennes et Grez-Doiceau

À hauteur d’un terrain de football, nous franchissons le ruisseau de Lambais (un affluent du Train). Nous empruntons la rue de la Sainte du Chêne qui, après avoir croisé le tracé de l’ancienne voie vicinale Wavre - Jodoigne, rejoint la rue du Stampia.

Après une trentaine de mètres, nous quittons cette route pour prendre un sentier gravillonné, le long du Train, atteignant la N240. Cette rivière prend sa source sur le territoire de Corroy-le-Grand et traverse les villages de Gistoux, Bonlez, Biez, Grez et Archennes.

Au terme d'un parcours d’environ 14 km, le Train rejoint la Dyle. Dès le Moyen Âge, les activités artisanales se sont implantées le long de cette rivière, participant ainsi à l’essor de la région.

Grez-Doiceau, le Train

En remontant la N240, nous arrivons au centre de Grez. Ce nom apparaît pour la première fois dans un document vers l’an 300 ; il y est fait mention de « Greis », on suppose qu’il vient du fait que l’on y extrayait du grès.

Au XVIIe siècle, grâce à l’exploitation conjointe de la chaux, le village connut son plus gros développement. Le déclin de cette activité et une série de mauvaises récoltes provoquèrent une importante vague migratoire.

Le 17 mai 1853, un trois-mâts quittait Anvers à destination de New York, avec à son bord 81 passagers originaires du Brabant, dont 55 de la commune de Grez-Doiceau. Ainsi débutait un mouvement d'émigration qui allait conduire quelques milliers de Brabançons wallons dans l'État américain du Wisconsin.

Nous passons devant l'église Saint-Georges dominée par sa tour romane (XIIe siècle) massive et trapue ; celle-ci a été remaniée en 1722 comme l'atteste le millésime inscrit dans la maçonnerie du premier étage. L’édifice a été reconstruit à l’initiative de l'abbaye de Valduc, entre 1760 et 1772.

À l'intérieur, on peut notamment admirer un maître-autel baroque, des stalles du XVIIe siècle et des céramiques de Max van der Linden.

Grez-Doiceau, église Saint-Georges

Le GRP 127 rejoint rapidement le Train qu’il suit le long du quai Saint-Michel. Nous empruntons ensuite un chemin pavé devenant, après les dernières maisons, un chemin de terre ; celui-ci progresse entre champs et prairies, durant un kilomètre.

Nous traversons une petite route, dans le hameau de Morsaint, et continuons sur le « sentier de Bonlez » jusqu’à une route plus importante. Après 150 mètres sur cette route, nous abordons la première difficulté de l’étape.

GRP 127 entre Grez-Doiceau et Bonlez

Nous montons (de 65 à 101 m d’altitude) d’abord par un escalier, puis par un étroit sentier entre des propriétés. Au sommet, près d’un centre équestre, nous retrouvons brièvement l’asphalte et redescendons ensuite, par un beau sentier, vers la route (quittée 900 mètres plus tôt).

Bonlez, sentier de Bayarmont

Pendant 600 mètres, nous marchons le long de cette route et passons devant l’entrée du château de Bonlez, bien dissimulé derrière un haut mur. Ce château (privé), construit en briques et en grès, flanqué de quatre tours, remonte au XIIIe siècle.

Pour atteindre le centre de Bonlez, nous descendons un discret sentier à travers un petit bois puis, par une succession de quatre portiques, nous traversons des prairies.

GRP 127 entre Grez-Doiceau et Bonlez

Vers 12 h 30, nous effectuons une pause pour admirer l’église Sainte-Catherine, de style classique, construite en briques et en pierres de Gobertange. En 1768, l'architecte Laurent-Benoît Dewez fut chargé de sa reconstruction, à l’emplacement de l'église précédente, sur une terrasse surélevée.

L'intérieur a conservé son orgue d'origine, des statues des XVe, XVIe et XVIIe siècles, de beaux vitraux (2002) et un chemin de croix réalisé par le céramiste Max van der Linden.

Bonlez, église Sainte-Catherine Bonlez, église Sainte-Catherine (vitraux)

Nous descendons la rue d’En-Haut et retrouvons, à nouveau, le Train ; nous le suivons, pendant 900 mètres, sur un sentier en bordure de prairies. Au terme de cet agréable parcours, nous franchissons une dernière fois le cours d’eau et grimpons (de 74 à 125 m d’altitude) vers la N243.

Cette ascension débute par un passage étroit dans une haie permettant d’accéder à une prairie. Nous passons plusieurs portiques, et même une échelle, pour atteindre un chemin creux montant jusqu’à une exploitation agricole.

Dion-le-Mont, le Train GRP 127 entre Bonlez et Dion-le-Mont

Nous longeons brièvement la N243 puis, juste avant un virage, nous la traversons pour descendre le tienne du Chenois. Après 600 mètres, le tracé jaune et rouge poursuit sa descente vers Dion-le-Mont, via le sentier de la « Montagne de la vieille église ».

En bas, nous franchissons le Pisselet. Ce cours d’eau d’environ 9 km, prenant sa source à Vieusart et se jetant dans la Dyle à Gastuche, s’appelait à l’origine : Super fluuium Dions.

Après avoir donné son nom aux deux localités qu’il arrose : Dion-le-Mont et Dion-le-Val, il devint le Dionceau, c’est-à-dire le « Petit Dion », en wallon Dwècha qui a été francisé en Doiceau. Doiceau étant devenu, à son tour, un nom de localité, le ruisseau est rebaptisé Doicelet, c’est-à-dire le « Petit Doiceau ».

Au XVIIIe siècle, le nom Doicelet - Doisselet est déformé dans les cartes en rui de Risselet et en ru de Pisselet, sans doute suite à une mauvaise lecture. Ainsi, une erreur de lecture a transformé ce nom d’origine gauloise Dions, signifiant « la rivière divine », en un petit pipi…

Dion-le-Mont, le Pisselet

Vers 13 h 15, nous arrivons devant l’église, dédiée à Notre-Dame et à Saint-Nicolas, où nous trouvons un banc pour effectuer la pause pique-nique. L'édifice religieux a été reconstruit en 1911, trois ans après l'incendie qui l’avait détruit.

Le site de la « Montagne de la vieille église », où nous sommes passés précédemment, marque l'emplacement de la première église de Dion-le-Mont.

Dion-le-Mont, église Notre-Dame et Saint-Nicolas

Après la pause, nous quittons le centre du village en empruntant un sentier au milieu d’une terre cultivée. Nous traversons une petite route et suivons un sentier herbeux, en lisière d’un champ, qui rejoint le Pisselet.

De l’autre côté du ruisseau, nous abordons un raidillon dénommé « la Grippelotte ». À peine arrivés au sommet (95 m d’altitude), nous redescendons tout ce que nous venons de grimper et franchissons, à nouveau, le Pisselet (79 m d’altitude).

GRP 127 entre Dion-le-Mont et Wavre Dion-le-Mont, la Grippelotte

Au-delà d'un centre équestre, nous entamons un tronçon de 3,5 km en pleine nature. Ce parcours traverse d’abord plusieurs pâtures, dont certaines avec des vaches. Grâce à des échaliers ou chicanes (parfois très étroites), nous pouvons passer d’un pré à l’autre.

GRP 127 entre Dion-le-Mont et Wavre

Nous montons ensuite à travers le bois de Vieusart et continuons l’ascension, à la fin de celui-ci, sur un chemin tracé au milieu d’un champ. Au sommet (124 m d’altitude), le GRP 127 emprunte la rue de la Seigneurie et tourne, très vite, à droite dans le « chemin de la Botaniste ».

GRP 127 entre Dion-le-Mont et Wavre

Au temps des attelages, ce chemin était une voie de passage fréquentée qui permettait de rejoindre le lieu-dit La baraque à Louvain-la-Neuve et de là, de multiples destinations. Le lotissement du Val Vert a profondément modifié la physionomie des lieux.

Perdant toute son importance comme voie de communication, ce chemin creux, bordé par les jardins des habitations, souffrait d’un certain abandon. C’était le début de l’ASBL « Groupe Sentiers » qui cherchait, entre autres, à sensibiliser le public à l’intérêt biologique de certains sites relativement sauvages et peu ou prou entretenus.

C’est dans ce cadre que l’idée a germé d’y créer une animation permanente en plaçant des panneaux explicatifs à hauteur de diverses plantes, fleurs ou arbres croissants de manière naturelle sur les talus de part et d’autre du chemin.

L’appellation de ce chemin est un discret hommage à Monique Deprince-Vandermosten, ancienne présidente du Groupe Sentiers, également guide nature, qui a milité avec beaucoup d’enthousiasme pour la sauvegarde du réseau de mobilité douce dans la commune de Chaumont-Gistoux.

Dion-le-Mont, chemin de la Botaniste

Au terme de ce tronçon, d’environ 500 mètres, nous continuons la descente jusqu’à la rue de Louvranges. Nous passons le ruisseau de Louvranges et grimpons la dernière côte de l’étape (de 86 à 116 m d’altitude). Ce chemin pavé, puis asphalté, monte vers la N25 ; par un tunnel, nous passons sous la grand-route.

Nous empruntons le chemin de Vieusart et descendons, vers la N243 en suivant la venelle de Terlongval. Cette rue, asphaltée au début, devient pavée peu après la petite chapelle dédiée à Sainte-Anne de Louvranges.

Wavre, venelle de Terlongval

Nous traversons la N243, au passage piéton, et progressons ensuite dans un quartier résidentiel. Nous aboutissons à la N4 que nous devons franchir prudemment avant d’entamer la descente finale vers le centre de Wavre. Au-delà de la place Alphonse Bosch, nous traversons la Dyle sur le « pont du Christ ».

Ce pont a été le lieu d'affrontements violents entre les troupes françaises de Grouchy et les troupes prussiennes de Blücher, le 18 juin 1815, lors de la bataille de Wavre. Durant ces combats, la statue du Christ qui surmonte le pont reçut un coup de biscaïen (mousquet) dans le flanc gauche.

Plan du parcours