GR 56 : Buchholz → Amel (20 km) - mai 2026
Le point de départ de la variante « Amblève » se situe à Buchholz (dont le nom allemand signifie « bois de hêtres »), qui se résume à quelques maisons et à un gîte.
Nous passons sous le RAVeL et prenons, juste après, un chemin caillouteux, en légère descente, parallèle à l’ancienne voie ferrée. Sur la droite, au milieu d’une petite zone fagnarde, s’écoule la Warche, ici tout proche de sa source.
Un kilomètre plus loin, nous nous éloignons temporairement du RAVeL pour suivre un chemin de terre rejoignant une route. Nous empruntons cette dernière, sur 600 mètres, jusqu’au centre d’Honsfeld.
Sur ce tronçon, nous passons à nouveau sous le RAVeL, à proximité de l’ancienne gare d’Honsfeld. La ligne de chemin de fer Weywertz - Jünkerath, longue de 38 km et inaugurée le 1er juillet 1912, s’inscrivait dans le cadre du plan stratégique militaire dénommé « Schlieffenplan ».
Dix ans avant le déclenchement de la Première Guerre mondiale, les dirigeants de l’Empire allemand envisageaient déjà l’éventualité d’une nouvelle confrontation armée avec la France, son ennemie héréditaire.
Les Allemands s’y préparaient en constituant une réserve suffisante d’armement et d'effectifs mobilisables, mais aussi par la mise en place des infrastructures indispensables à leur acheminement.
Le montant particulièrement élevé des subsides alloués par l’État démontre l’intérêt stratégique de cette liaison ferroviaire. Elle fut conçue en tant que maillon de la liaison est - ouest du Rhin vers la frontière occidentale de la Prusse (proche de Malmedy) et, le cas échéant, vers le camp militaire d’Elsenborn.
Répondant à ces impératifs stratégiques, la ligne avait été construite d’emblée à double voie. Au cours de la première année d’exploitation, plus de 12 000 titres de transport furent délivrés à la gare d’Honsfeld, preuve d’une utilisation intensive du nouveau moyen de transport par les habitants des localités proches.
Les engrais, les aliments pour bétail et le bois constituaient les marchandises les plus chargées ou déchargées. Au cours des années 1930, le trafic régressa fortement ; la ligne fut réduite à voie unique.
Gare d'Honsfeld (vers 1935)
À l’automne 1945, les travaux de démolition des bâtiments de la gare, fortement endommagés pendant l’offensive des Ardennes, débutèrent alors que les infrastructures du réseau furent réparées afin de permettre la reprise du service.
Mais dès le début des années 1950, les trains de voyageurs cessèrent de circuler sur cette ligne ; le transport des marchandises fut cependant maintenu jusqu’en 1983. Après quoi, jusqu’en juillet 1999, l’armée utilisa encore la ligne. En 2007, la voie fut définitivement démantelée.
Dans le centre d’Honsfeld, nous croisons le tracé de la variante « Warche » qui débute (ou se termine) ici. À la sortie du village, le tracé blanc et rouge se dirige, via un chemin de terre, vers un terrain de football.
Près de ce dernier, nous prenons, sur la gauche, un chemin campagnard que nous suivons, en légère montée, pendant 1,3 km. Le GR 56 s’en va ensuite, vers la gauche, sur une petite route avant de poursuivre, tout droit, sur un chemin de terre, en lisière d’une forêt.
Nous nous situons ici à la frontière entre deux bassins fluviaux : à droite, les sources du Honsbach vont alimenter successivement la Warche, l’Amblève, l’Ourthe et la Meuse ; à gauche, le Kolvenderbach qui rejoindra l’Our, puis la Sûre, la Moselle et enfin le Rhin.
Après un bref tronçon forestier, nous prenons un chemin quasi rectiligne qui s’étire, sur 1,6 km, entre bois (à gauche) et prairies (à droite). Nous suivons, sur une centaine de mètres, une petite route avant de tourner à gauche pour progresser, à nouveau, en lisière de forêt.
Arrivés au point culminant de cette étape (628 mètres d’altitude), nous entamons une descente de près de deux kilomètres. Le début de ce parcours, au milieu d’une forêt de résineux, nous mène jusqu’à une cabane de chasseurs.
Le tracé blanc et rouge se poursuit, sur un chemin gravillonné, en lisière du bois. Sur notre droite, nous devinons l’Amblève (appelée ici « Amel »), non-loin de sa source.
Nous traversons le cours d’eau et continuons la descente, toujours au bord de la forêt, jusqu’à un ruisseau. De l’autre côté de l’Heckbach (un affluent de l'Amblève), nous retrouvons l’asphalte et montons, de 539 à 554 mètres d’altitude, au milieu des prairies.
À l’entrée de Hepscheid, le GR 56 rebrousse quasiment chemin, mais nous décidons cependant d’aller admirer la chapelle au centre de ce hameau (90 mètres hors GR). La particularité de cet édifice, bâti en grès, vient du clocheton dont la petite flèche à six pans ainsi que la girouette sont en cuivre.
Nous descendons vers l’Amblève et trouvons, de l'autre côté de la rivière, une aire de pique-nique originale (dans un ancien silo décoré d'oiseaux) où effectuer la pause de midi. Nous progressons ensuite, parallèlement au cours d’eau, à travers une forêt de résineux.
À la sortie du bois, nous franchissons encore une fois la rivière et prenons la direction du village d'Heppenbach. Plutôt que de se diriger directement vers l’église, le tracé blanc et rouge nous propose un petit détour dont le seul intérêt est qu’il emprunte brièvement un sentier au bord de l’Amblève.
Depuis la rivière, nous amorçons la dernière ascension du jour (de 484 à 539 mètres d’altitude) dans les rues d'Heppenbach. En cours de route, nous prenons quelques instants pour découvrir l’église dédiée à Sankt-Aegidius (Saint-Gilles).
Au sommet, nous tournons à gauche et descendons, au-delà d’un bâtiment agricole, un chemin herbeux. Après un rapide « gauche - droite », le GR 56 continue la descente sur une petite route asphaltée parallèle à l’Allerbach (un affluent de l’Amblève).
À proximité du village de Valender, nous prenons un chemin caillouteux passant au milieu des prairies. Ce dernier, après un kilomètre, devient un agréable sentier évoluant en surplomb de l’Amblève et aboutissant à la N658, à l’entrée d’Amel (Amblève).
