Dijleland : Neerijse → Leefdaal → Neerijse (19 km) - août
Info : ce parcours en boucle permet de découvrir la variante de 8 km reliant Leefdaal (vallée de la Voer) à Neerijse (vallée de l'Ijse).
Nous commençons cette étape devant l’église Saints-Pierre-et-Paul de Neerijse. Son origine remonte à la seconde moitié du XIIe ou au début du XIIIe siècle, lorsque l'abbaye de Corbie (dans le nord de la France), qui possédait plusieurs propriétés dans la région, décida de construire l’édifice.
En 1635, cette église a été réduite en cendres lors du passage des troupes françaises ; un deuxième incendie suivra cent ans plus tard. De cette église romane, il ne reste que les deux tours en grès ; celles-ci avaient probablement une fonction défensive.
À partir de 1866, l'édifice religieux a été rénové et agrandi, tout en conservant les deux tours. L'architecte a conçu un bâtiment de style néo-roman, sans transept, où le chœur ne se différencie pas de la nef. Il existe plusieurs légendes à propos des deux tours.
Le projet aurait été financé par deux nobles dames ; leur contribution était tout aussi importante. Puisque diviser une église en deux n'était pas une pratique élégante, les dames ont chacune demandé et reçu leur propre tour.
La vraie cause serait que le lieu de culte devait servir d'église paroissiale tant pour les habitants de Neerijse que pour ceux d'Huldenberg ; on a donc construit un clocher pour chaque village.
Par le Voetweg 45, nous rejoignons le Streek-GR Dijleland. Sur ce tronçon de 500 mètres, nous longeons l’ancienne ferme castrale « Lindenhof ». Cette grande ferme semi-fermée, du XVIIIe siècle, est composée de plusieurs parties disposées autour d'une vaste cour rectangulaire.
Au bout du Kapelweg, nous montons vers l’Eygenstraat et rejoignons ensuite l’Ijse. Pendant 500 mètres, nous suivons un chemin de terre parallèle à cette rivière qui, au début du Moyen Âge, s'appelait « Isca », un mot celtique qui signifie eau.
L'Ijse prend sa source dans la forêt de Soignes et se jette, après 20 km, dans la Dyle ; les localités d'Overijse et de Neerijse tirent leur nom de cette rivière.
Au-delà de la confluence avec la Dyle, le parcours se poursuit sur un sentier, presque rectiligne, d’un kilomètre, en contrebas du Langerodevijver. Une cabane d’observation permet de découvrir, en toute discrétion, les différentes espèces d’oiseaux présentes sur ce vaste étang.
Nous franchissons un échalier et traversons une prairie en suivant un sentier dénommé « Dijlepad ». Peu avant la Stationstraat, à l’entrée de Korbeek-Dijle, nous quittons le Streek-GR Dijleland pour un parcours non balisé de 5,4 km.
Par le Voetweg 20bis, nous atteignons la N253 que nous suivons brièvement. De l’autre côté de la grand-route, nous montons (de 32 à 62 m d’altitude) un chemin creux sablonneux.
Nous abandonnons ce chemin pour descendre à 39 m d’altitude et ensuite remonter, via un agréable chemin creux, bien ombragé, vers le plateau agricole (72 m d’altitude).
Pendant trois kilomètres, nous évoluons sur des chemins de terre, entre des champs de maïs, de céréales (déjà fauchées) et quelques rares prairies. Ce parcours, en légère descente, se termine à l’entrée de Bertem où nous retrouvons le balisage jaune et rouge.
Nous passons devant la chapelle Sainte-Croix, qui est aussi dédiée à Sainte-Vérone car, selon la légende, elle y aurait été enterrée. C'est probablement le plus ancien édifice religieux de la vallée de la Voer ; nous y effectuons la pause de midi sur un banc, à l’ombre.
À la fin du IXe ou au début du Xe siècle, une première chapelle a été construite à l’emplacement d’un cimetière datant de l'époque mérovingienne ou carolingienne. La tour carrée, dépourvue de baies et percée de meurtrières, date de l’an 1000.
Les collatéraux, nettement plus bas que la nef, ont été édifiés au XIIIe siècle. Au XVIe siècle, la chapelle tomba en ruine et ne fut dès lors plus utilisée comme église paroissiale. Lors d'une restauration complète en 1951, les bas-côtés perdus ont été reconstruits.
Le Streek-GR Dijleland progresse, pendant un kilomètre, sur un sentier à proximité de la Voer. Au terme de ce tronçon, nous parvenons près du château de Leefdaal. Des documents mentionnent, avec certitude, la présence d’un château fort depuis le XIIe siècle.
Le château actuel a été en grande partie construit entre 1575 et 1626 (dates que l’on peut lire sur les ancres de la tour principale). De nombreuses familles nobles se sont succédé au cours des siècles en tant que propriétaires du château dont, depuis 1775, la famille de Liedekerke.
Au-delà du château, nous poursuivons la randonnée au bord de la Voer, pendant 1,4 km. Cette rivière prend sa source dans le Kapucijnenbos à Tervuren, à une altitude d'environ 80 mètres. À travers les étangs de Warande, elle s’en va vers Vossem, Leefdaal et Bertem.
La Voer se jette dans la Dyle, à Louvain, après un parcours d’une quinzaine de kilomètres. À l'exception de quelques petits ruisseaux, la rivière n'a pas d'affluents. Malgré de nombreuses interventions humaines (étangs, canalisation), son parcours est l'un des plus naturels de Flandre.
Au terme de ce tronçon, nous laissons partir, vers la droite, l’itinéraire principal et prenons, sur la gauche, la variante permettant de rejoindre Neerijse en 8 km.
De l'autre côté de la Dorpstraat et de la Nollekensstraat, nous suivons un étroit sentier herbeux, rectiligne, entre les terres cultivées ; le Buurtweg 37 nous fait ainsi grimper, en 900 mètres, de 52 à 89 m d’altitude.
Au sommet, nous empruntons un chemin bétonné puis, 500 mètres plus loin, à l’angle du Weebergbos, nous tournons à droite et descendons un chemin de terre ou caillouteux ; celui-ci marque la limite entre les communes de Bertem et d’Huldenberg.
Pendant plus d'un kilomètre, nous longeons la lisière du Tersaertbos. Ce bois et le Weebergbos seraient les vestiges d'une forêt beaucoup plus étendue ; ils étaient probablement trop escarpés pour devenir des terres agricoles.
Nous atteignons la Ganzemanstraat ; nous marchons sur ce chemin pavé durant 900 mètres. Au début de ce parcours, entre bois et champs de maïs, nous passons à côté de l’imposante Tersaerthoeve ; cette ferme carrée, semi-fermée, date du XVIIIe siècle.
Son origine pourrait cependant remonter au XIIe ou XIIIe siècle. Ce domaine, bâti sur un terrain gagné sur la forêt, a probablement appartenu à l’abbaye de Corbie. Depuis 1911, la ferme est une possession de la famille du comte de Liedekerke.
Peu avant l’ancienne carrière de sable Ganzemans, nous prenons, sur la droite, un chemin de terre, semi-herbeux, au milieu des terres agricoles. Après 400 mètres, celui-ci se met à monter (de 52 à 81 m d’altitude) jusqu'à la lisière d'un petit bois.
Plus loin, par la Hollestraat, nous descendons vers la vallée de l’Ijse ; rivière que nous retrouvons peu après avoir franchi la N253. Juste avant un pont sur l'Ijse, nous tournons à gauche pour emprunter le sentier qui, durant 900 mètres, longe le cours d’eau.
Nous passons sous un petit pont, vestige de la ligne de tram 296 (Bruxelles - Tirlemont) qui traversait l'Ijse à cet endroit. Entre Vossem et Hamme-Mille, ce tram, transportant aussi bien des passagers que des marchandises, disposait d'une voie unique qui lui était entièrement dédiée.
En raison du relief vallonné entre les vallées de la Voer et de l'IJse, la voie ferrée contournait les pentes les plus abruptes. Elle serpentait entre champs et prairies en passant par Duisburg, Loonbeek, Neerijse, Sint-Joris-Weert, Nethen et Hamme-Mille.
Utilisé par les agriculteurs pour acheminer leurs produits aux marchés et par les villageois pour s'approvisionner en ville, le tram était parfois si lourdement chargé que les passagers devaient descendre brièvement dans les pentes et continuer à pied.
Le tram, qui circula de 1905 à 1957, devait son surnom « Zwarte Jean » ou « Zwette Jean » aux chauffeurs couverts de poussière de charbon et de suie. Si la ligne a été démantelée et les rails démontés, elle reste encore bien visible dans le paysage par endroits.
Peu après des étangs, nous traversons la Kamstraat et continuons, en face, toujours le long de l’Ijse. Tandis que la variante rejoint l'itinéraire principal un peu plus loin, près de la chapelle Saint-Roch, nous prenons le Voetweg 43 pour remonter vers l’église de Neerijse.
