GRP 127 : Wavre → Ohain (21 km) - août 2025
Les premières traces de l’existence de la ville remontent à 1050, même si son nom n'est cité pour la première fois qu’au XVe siècle. Pendant longtemps, l'entité actuelle a été constituée de deux bourgades distinctes (Wavre et Basse-Wavre) ayant chacune un centre et des activités propres.
La situation géographique de Wavre, au carrefour de grands chemins, est à l’origine du développement de la cité. Celle-ci voit bientôt son centre devenir un lieu d’échanges florissants. En 1222, le duc Henri de Brabant, désireux de reconnaître les mérites de la population et soucieux d'en obtenir le soutien, fait de Wavre une « ville franche ».
La période allant de la fin du Moyen Âge à la Révolution est, pour la ville, une alternance continuelle de progrès et de régression. Cependant, auberges et marchés attirant toujours plus de monde, au XVIIIe siècle, Wavre perd définitivement son aspect campagnard pour devenir une ville cossue.
Nous commençons cette étape devant l’hôtel de ville qui est, en fait, l’ancienne église des Carmes chaussés. Érigé en 1662 et reconstruit en 1720, suite à un incendie, l'édifice a été acquis par la municipalité en 1809 ; les religieux ayant été expulsés de leur couvent par les révolutionnaires en 1797.
Les bâtiments actuellement visibles, fortement endommagés par le bombardement de l’aviation allemande en mai 1940, ont été reconstruits et totalement réaménagés. De l'édifice d'origine, seuls subsistent la façade de l’ancienne église et le cloître.
Au pied de l’hôtel de ville, on trouve la statue du Maca. Selon la légende, en 1222, le Maca, représentant des bourgeois de Wavre, choisi pour son tempérament frondeur, a été délégué auprès du seigneur local afin d’obtenir plus de droits et de libertés pour la cité.
Cette sculpture, datant de 1962, représente un adolescent espiègle qui escalade la balustrade du perron municipal. Il incarne l’esprit primesautier et moqueur des Wavriens qui ont tiré de lui leur surnom. Caresser les fesses de la statue du Maca apporterait une année de chance...
Nous quittons le centre du chef-lieu du Brabant wallon en franchissant le passage à niveau sur la ligne de chemin de fer (Ottignies - Louvain). Nous prenons, sur la gauche, la rue de l’Ermitage et passons ainsi devant le château de l’Ermitage.
Construit à la fin du XIXe siècle, à l’emplacement d’un ermitage, ce manoir a été réquisitionné lors de la Première Guerre mondiale pour devenir une Kommandantur. Racheté en 1986 par la Ville, après avoir servi d’internat pour les élèves de l’Athénée, il accueille aujourd’hui, divers événements et expositions dans ses salles.
Au-delà de « La Sucrerie », un hall culturel moderne dont le nom évoque la sucrerie Naveau installée sur ce site de 1864 à 1975, nous empruntons le chemin de la Sucrerie.
Cette voie asphaltée, puis pavée monte (de 50 à 99 m d’altitude) le long de l’autoroute E411 avant de franchir celle-ci pour rejoindre le centre de Bierges. Par le sentier Laurent Facq, nous parvenons dans la rue des Combattants.
De l’autre côté de cette rue, nous traversons une plaine de jeux avant de descendre la rue du Blanc Try. Par la rue de la Terrienne, nous arrivons au premier chemin de terre de l’étape.
Pendant 1,8 km, nous montons (de 63 à 107 m d’altitude) entre les terres cultivées et des prairies. Au loin, sur la gauche, nous pouvons apercevoir certaines attractions du parc Walibi. Nous sommes ici sur l’ancienne ligne vicinale 917 qui, de 1899 à 1964, reliait Braine-l'Alleud à Wavre sur une distance de 23 km.
En 1996, le projet « Wa-Wa » visant à relier Waterloo à Wavre par un sentier pédestre et cycliste empruntant l’assiette de l’ancien vicinal, là où c’est encore possible, a vu le jour. Au sommet, près d’un château d’eau, nous prenons un chemin de terre, entre les champs et un lotissement.
Ce lotissement appartient à Limal ; ce village a donné les deux premières lettres de son nom au parc Walibi, dont une partie se trouve sur son territoire. Wavre a fait de même, ainsi que Bierges, toutes deux communes limitrophes du parc, pour donner WA-LI-BI.
En avril 1944, les alliés décidèrent de bombarder la gare d'Ottignies afin d'empêcher la retraite allemande. À cette fin, des fusées éclairantes furent lancées afin de guider les avions anglais de cette mission.
Mais des vents d'une intensité incroyable se levèrent, détournant ces fusées de leur destination initiales vers Limal où les avions larguèrent leurs bombes. Ce bombardement dura 25 minutes, détruisit presque entièrement le village et fit 31 morts ainsi que plusieurs blessés.
Nous progressons ensuite, pendant 300 mètres, sur le chemin de la Justice avant de bifurquer, à gauche, vers le Village Expo. Ce lotissement de maisons sociales préfabriquées a vu le jour dans les années 1970.
L'ensemble a ainsi été conçu sur 55 hectares de terrain, développant différents îlots, appelés « résidences », reliés par des voies carrossables et piétonnes. Un jardin public et un centre sportif ont été prévus au centre du lotissement.
Après avoir arpenté les sentiers du Village Expo, nous traversons l’avenue de Mérode et pénétrons dans une forêt où nous marchons, en quasi ligne droite, en légère descente, durant 1,5 km.
Soumis à une pression urbanistique importante, en raison de sa situation aux portes de l'agglomération bruxelloise, le massif forestier constitué par les bois de Rixensart, Limal et Bierges offre une belle diversité de milieux contrastés, d'un grand intérêt écologique.
Reposant principalement sur des sables bruxelliens, cette ancienne forêt est surtout occupée par des hêtraies et des chênaies-frênaies. Plusieurs ruisseaux traversent le bois déterminant la présence de sources et de suintements acides, parfois tourbeux.
Le tracé jaune et rouge atteint la rue du Vieux Moulin où il tourne à gauche pour prendre le sentier du Plagniau (depuis notre passage, cet agréable tronçon a malheureusement été réaménagé pour faciliter la circulation des vélos).
Nous nous dirigeons vers le lac de Genval en descendant la rue de l’Institut, où se situe un des sites, très sécurisé, de la société GSK. Au terme du sentier du Martin Pêcheur, dans la rue de Limalsart, nous franchissons la Lasne.
Cette rivière prend naissance à Plancenoit et traverse plusieurs villages, dont Lasne ; elle passe ensuite à proximité du lac de Genval avant de se jeter, après 26 km, dans la Dyle à Sint-Agatha-Rode.
En 1904, le cours de l'Argentine, qui marquait la limite entre Genval et Overijse, a été dévié pour permettre la création du lac. Cela a immanquablement entraîné la disparition de cette limite et le fait de détourner la rivière ne transférait pas automatiquement ses fonctions frontalières.
Le bourgmestre d'Overijse marqua de légitimes réticences et exigea de placer, dans l'axe du lit de la rivière abandonnée, au milieu du lac, des bornes. Aujourd'hui, pour autant qu'elles existent encore, ces bornes jouent toujours ce rôle de frontière entre deux communes, deux provinces et... deux régions.
Le nom Argentine vient d’« argentum », traduction latine du celte « helpe », qui signifie : ruisseau clair. Argenteuil (où elle naît) et La Hulpe (qu’elle arrose) lui doivent leur nom. Après La Hulpe, l’Argentine se dirige vers Overijse et Rixensart.
Après un parcours de 7,5 km, la rivière rejoint la Lasne, en aval du lac de Genval. Durant 600 mètres, nous longeons ce lac de 18 ha, créé à partir d'étangs, de sources et de prés marécageux, et passons ainsi devant le château du Lac.
Cet ancien site de captage et d'embouteillage des eaux de Genval abrite aujourd'hui un hôtel cinq étoiles. Un peu plus loin, nous passons sous l’imposant pont de la ligne de chemin de fer (Ottignies - Bruxelles) et montons ensuite la rue de la Tasnière.
En haut de cette dernière, nous empruntons, sur 350 mètres, la N275. De l’autre côté de la grand-route, nous poursuivons l’ascension, sur un chemin de terre, au milieu d’un sous-bois.
Au sommet (102 mètres d’altitude), nous traversons la rue du Tilleul et prenons, en face, un sentier herbeux menant à la N271. Par l’avenue Hector Steyaert, nous descendons vers La Hulpe et le centre commercial de La Mazerine ; situé au croisement des N271 et N275.
Pendant deux kilomètres, nous empruntons le sentier Pierre Louis - Mazerine qui nous fait progresser au bord de la Mazerine. Ce cours d’eau prend sa source sur les hauteurs du village d’Hannonsart ; il traverse La Hulpe et Genval avant de se jeter dans l’Argentine.
Le long de ce sentier, nous découvrons le vignoble collectif du Bois des Dames dont les premières vendanges se sont déroulées en septembre 2017. D’abord considérée comme une activité complémentaire, la culture de la vigne (sous serre) apparut à La Hulpe vers 1880.
Au fur et à mesure du développement des techniques, la culture de la vigne à raisin de table se développa. Vers 1960, sur les 34 000 serres que comptait la région (La Hulpe, Hoeilaart, Overijse), on en comptait environ 1 650 réparties dans tout La Hulpe.
Cette culture, nécessitant une main-d’œuvre nombreuse et qualifiée, fut très touchée par l’ouverture des frontières et par les coûts sans cesse croissants du chauffage des serres suite à la crise pétrolière. La rentabilité n’étant plus au rendez-vous, seuls quelques viticulteurs subsistèrent à Overijse et à Hoeilaart, plus aucun à La Hulpe.
Après la traversée du ruisseau « Coulant d’Eau », nous prenons, à droite, le chemin des Champs. Ce chemin pavé devient, après un manège équestre, un chemin de terre montant, comme son nom l’indique, au milieu des champs.
Au sommet, à 112 mètres d’altitude (point culminant de l’étape), nous prenons, sur la gauche, le sentier du Moulin progressant entre de hautes haies. Le « Tour du Brabant wallon » traverse la rue du Printemps et se poursuit sur ce même sentier ; ici, une petite bande herbeuse entre deux champs.
À la fin de celui-ci, nous continuons sur un autre sentier atteignant la N271. De l’autre côté de cet axe routier, nous empruntons le chemin des Chasseurs ; un sentier étroit et encaissé se prolongeant par un chemin de terre.
Le chemin des Chasseurs mène à la route de Renipont. Nous traversons cette dernière avant d’enfiler le sentier de l'Hayette aboutissant au Tennis Club d’Odrimont, à l'entrée du village d'Ohain. C’est là que se termine cette belle étape.
